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22 septembre 2026

Vertiges : quelles sont les causes et quels traitements sont réellement efficaces ?

Comprendre pourquoi les vertiges apparaissent est la première étape pour trouver le traitement le plus adapté.

Avoir l’impression que tout tourne autour de soi. Se sentir comme sur un bateau. Ressentir une sensation d’instabilité en se levant du lit ou en tournant la tête. Beaucoup de personnes décrivent ces sensations comme des « vertiges », alors qu’elles peuvent en réalité correspondre à des problèmes très différents.

Le vertige est un symptôme, pas une maladie. Il peut avoir de nombreuses causes et, selon son origine, le traitement sera complètement différent. Alors que certains types de vertiges peuvent disparaître en quelques minutes grâce à une manœuvre spécifique réalisée par un professionnel de santé, d’autres nécessitent une rééducation vestibulaire, un traitement médical ou une prise en charge multidisciplinaire.

La bonne nouvelle est que la majorité des patients s’améliorent lorsque la cause de leurs symptômes est correctement identifiée.

Dans cet article, nous expliquons les principaux types de vertiges, ce que dit la littérature scientifique sur leur prise en charge et comment une équipe pluridisciplinaire comme celle d’Aliantis peut vous accompagner.

vertigos

Que désigne-t-on réellement par le terme « vertige » ?

Même si le mot « vertige » est souvent utilisé pour décrire toute sensation de malaise ou de tête qui tourne, il existe, d’un point de vue médical, des différences importantes.

Certaines personnes ont la sensation que la pièce tourne autour d’elles. D’autres décrivent une impression d’instabilité en marchant, une sensation de « flotter », une tête légère ou une perte d’équilibre.

Ces symptômes peuvent sembler similaires, mais ils n’ont pas toujours la même origine.

Pour maintenir l’équilibre, notre cerveau combine en permanence les informations provenant de trois systèmes :

  • l’oreille interne (le système vestibulaire) ;
  • la vision ;
  • les informations envoyées par les muscles et les articulations sur la position du corps (proprioception).

Lorsque l’un de ces systèmes fonctionne moins bien ou envoie des informations contradictoires, le cerveau a plus de difficultés à interpréter la position du corps dans l’espace, ce qui peut provoquer des vertiges ou des troubles de l’équilibre.

C’est pourquoi un examen clinique approfondi est indispensable avant de commencer tout traitement.

💡 Le saviez-vous ?

L’oreille interne ne sert pas uniquement à l’audition. Elle abrite également le système vestibulaire, un ensemble de structures spécialisées qui détectent les mouvements de la tête et permettent au cerveau de maintenir l’équilibre tout en stabilisant la vision lorsque nous marchons ou bougeons le cou.

Vertige, instabilité, déséquilibre ou étourdissement : quelle différence ?

Bien que ces termes soient souvent utilisés comme des synonymes, ils décrivent des sensations différentes et peuvent orienter vers des causes distinctes. C’est pourquoi l’une des premières questions posées en consultation est : « Que ressentez-vous exactement ? »

Vertige

Le vertige correspond à la sensation que vous ou votre environnement tournez, alors qu’aucun mouvement réel n’existe. Il est généralement lié à un trouble du système vestibulaire (oreille interne) et peut apparaître, par exemple, lorsque l’on se retourne dans son lit ou que l’on bouge la tête.

Instabilité

La personne a l’impression qu’il lui est difficile de garder son équilibre ou qu’elle pourrait le perdre en marchant, notamment sur un sol irrégulier ou dans des environnements très animés visuellement. Il ne s’agit pas d’une sensation de rotation, mais d’un manque de stabilité.

Déséquilibre

Le déséquilibre correspond à une difficulté objective à maintenir sa posture ou à marcher normalement. Il peut être lié à une atteinte du système vestibulaire, mais aussi à des problèmes neurologiques, musculaires, articulaires ou visuels.

Étourdissement ou sensation de « tête légère »

Certaines personnes décrivent une impression de vide dans la tête, comme si elles allaient s’évanouir. Dans ce cas, l’origine n’est généralement pas vestibulaire et peut être liée à une baisse de tension artérielle, une déshydratation, certains médicaments ou des problèmes cardiovasculaires.

Même si ces sensations sont différentes, elles peuvent parfois coexister. C’est pourquoi une évaluation clinique complète est essentielle pour identifier leur origine et proposer le traitement le plus adapté.

Le vertige positionnel paroxystique bénin (VPPB) : la cause la plus fréquente

Le vertige positionnel paroxystique bénin (VPPB) est, de loin, la cause la plus fréquente de vertige d’origine vestibulaire. Malgré son nom, il provoque souvent une grande inquiétude tant les sensations sont impressionnantes, même s’il ne s’agit généralement pas d’un problème grave.

Le symptôme le plus caractéristique est l’apparition d’un vertige intense lors d’un changement de position de la tête. Beaucoup de personnes le ressentent en se retournant dans leur lit, en se levant le matin, en regardant vers le haut pour attraper un objet ou encore en se baissant pour ramasser quelque chose au sol.

La crise dure généralement quelques secondes, rarement plus d’une minute. Pendant ce laps de temps, la sensation de rotation peut être très intense. Elle s’accompagne fréquemment de nausées et d’une sensation d’instabilité qui peut persister quelques minutes après l’épisode.

Pourquoi apparaît-il ?

À l’intérieur de l’oreille se trouvent de petits cristaux de carbonate de calcium appelés otoconies.

En temps normal, ils restent fixés à une structure spécifique du système vestibulaire. Cependant, avec l’âge, après un traumatisme ou parfois sans raison identifiable, certains de ces cristaux peuvent se détacher et migrer dans l’un des canaux semi-circulaires.

Lorsque la tête change de position, ces cristaux se déplacent dans le canal et envoient au cerveau un faux signal de mouvement. Il en résulte une sensation de rotation, alors même que le corps est pratiquement immobile.

Comprendre ce mécanisme permet de mieux saisir pourquoi le traitement est généralement aussi efficace.

Comment le diagnostique-t-on ?

Le diagnostic repose principalement sur l’interrogatoire et sur des tests positionnels spécifiques réalisés par un physiothérapeute ou un médecin formé aux troubles vestibulaires.

Ces manœuvres permettent d’identifier le canal de l’oreille interne concerné et de reproduire temporairement les symptômes de manière contrôlée, afin de confirmer le diagnostic.

En l’absence de signes d’alerte, des examens d’imagerie ne sont généralement pas nécessaires lorsque l’examen clinique est compatible avec un VPPB typique.

Quel est le traitement le plus efficace ?

Contrairement à une idée très répandue, le traitement du VPPB ne consiste pas à prendre des médicaments.

Les recommandations internationales préconisent en première intention les manœuvres de repositionnement, la plus connue étant la manœuvre d’Epley dans les formes les plus fréquentes.

Le principe est simple : réaliser une série de mouvements précis de la tête afin de ramener les cristaux à leur position normale dans l’oreille interne.

Chez un grand nombre de patients, une seule séance suffit à faire disparaître complètement les symptômes, même si plusieurs répétitions sont parfois nécessaires.

Les médicaments contre les vertiges peuvent soulager temporairement les nausées dans certaines situations, mais ils ne corrigent pas la cause du problème et ne constituent donc pas le traitement de référence du VPPB.

Quel est le rôle de la physiothérapie vestibulaire ?

La physiothérapie joue un rôle essentiel, tant dans le diagnostic que dans le traitement.

En plus de réaliser les tests positionnels et les manœuvres de repositionnement, le physiothérapeute peut proposer des exercices spécifiques lorsqu’une légère sensation d’instabilité persiste ou lorsque les épisodes de vertige récidivent.

Cette rééducation vestibulaire aide le cerveau à retrouver confiance dans le mouvement et favorise un retour plus rapide aux activités quotidiennes.

Les données scientifiques actuelles soutiennent fortement ces interventions et les considèrent comme le traitement de référence du VPPB.

💡 Idée reçue

« Si j’ai des vertiges, j’ai besoin de médicaments. »

Pas nécessairement.

Dans le cas du VPPB, les médicaments ne replacent pas les cristaux responsables du problème. Les manœuvres de repositionnement réalisées par un professionnel sont généralement beaucoup plus efficaces et permettent de traiter directement la cause du vertige.

Quel est le pronostic ?

Le pronostic du VPPB est généralement excellent.

La plupart des patients constatent une amélioration rapide après le traitement et peuvent reprendre leurs activités habituelles en quelques jours.

Cependant, ce type de vertige peut réapparaître plusieurs mois, voire plusieurs années plus tard. Lorsqu’il récidive, il répond généralement très bien aux manœuvres de repositionnement. Un diagnostic précoce permet donc de résoudre rapidement le problème et d’éviter des limitations inutiles.

Névrite vestibulaire : un vertige intense qui peut durer plusieurs jours

La névrite vestibulaire survient lorsqu’un des nerfs chargés de transmettre les informations de l’équilibre entre l’oreille interne et le cerveau ne fonctionne plus correctement, le plus souvent à la suite d’un processus inflammatoire, souvent lié à une infection virale récente.

Contrairement au VPPB, où le vertige apparaît uniquement lors de certains mouvements de la tête, la névrite vestibulaire provoque généralement un vertige intense et continu pouvant durer plusieurs heures, voire plusieurs jours.

Les personnes atteintes décrivent souvent une sensation de rotation très intense, accompagnée de nausées, de vomissements et d’une grande difficulté à rester debout ou à marcher durant la phase aiguë.

Même si les symptômes s’améliorent progressivement, il est fréquent qu’une certaine instabilité, une sensation d’insécurité à la marche ou une gêne lors des mouvements rapides de la tête persistent pendant plusieurs semaines.

Comment la traite-t-on ?

Durant les premiers jours, un traitement médical peut être nécessaire afin de soulager les symptômes les plus importants, toujours sur avis médical.

En revanche, une fois la phase aiguë passée, la rééducation vestibulaire constitue généralement l’élément le plus important du traitement.

Le cerveau possède une remarquable capacité d’adaptation, appelée compensation vestibulaire. Grâce à ce mécanisme, il apprend à utiliser plus efficacement les informations provenant de l’oreille saine, de la vision et de la proprioception afin de retrouver l’équilibre.

Cette adaptation ne dépend pas uniquement du temps : le mouvement et des exercices adaptés permettent d’accélérer et d’optimiser le processus.

Quel est le rôle de la physiothérapie ?

La physiothérapie vestibulaire constitue l’un des piliers du traitement.

Après une évaluation personnalisée, le physiothérapeute met en place un programme pouvant comprendre :

  • des exercices de stabilisation du regard pendant les mouvements de la tête ;
  • un travail de l’équilibre ;
  • des exercices d’habituation visant à diminuer progressivement les sensations de vertige provoquées par certains mouvements ;
  • une rééducation de la marche et des activités de la vie quotidienne.

Les recommandations internationales considèrent aujourd’hui la rééducation vestibulaire comme une intervention hautement efficace chez les personnes présentant une hypofonction vestibulaire périphérique.

Migraine vestibulaire : lorsque le vertige fait partie de la migraine

Beaucoup de personnes associent la migraine uniquement aux maux de tête. Pourtant, il existe une forme particulière appelée migraine vestibulaire, dans laquelle le vertige peut devenir le symptôme principal.

Chez certains patients, le mal de tête est très discret, voire totalement absent pendant les épisodes de vertige, ce qui peut rendre le diagnostic plus difficile.

Les épisodes peuvent durer de quelques minutes à plusieurs heures et, dans certains cas, se prolonger davantage.

En plus des vertiges, il est fréquent d’observer une sensibilité à la lumière ou au bruit, des antécédents personnels ou familiaux de migraine, une tendance au mal des transports ainsi qu’une plus grande sensibilité lors des périodes de stress, de manque de sommeil ou de changements hormonaux.

Comment la traite-t-on ?

Le traitement repose généralement sur plusieurs stratégies complémentaires.

La première étape consiste à identifier les facteurs déclenchants. Un manque de sommeil, des repas sautés, une hydratation insuffisante ou une consommation excessive de caféine ou d’alcool peuvent favoriser les crises chez certaines personnes.

Selon la fréquence et l’intensité des épisodes, le médecin peut proposer un traitement spécifique afin de contrôler les crises ou d’en diminuer la fréquence.

La rééducation vestibulaire peut-elle être utile ?

Oui.

Lorsque les symptômes persistent entre les crises ou que le patient commence à éviter certains mouvements par peur de déclencher un nouvel épisode, la rééducation vestibulaire peut améliorer la tolérance au mouvement et la stabilité.

Même si les connaissances scientifiques continuent d’évoluer, les études actuelles montrent des résultats globalement favorables, en particulier lorsque la physiothérapie s’intègre dans une prise en charge multidisciplinaire.

💡 Le saviez-vous ?

Les personnes souffrant de migraine vestibulaire présentent plus fréquemment des antécédents de mal des transports (voiture, bateau ou avion) depuis l’enfance. Cette information peut être précieuse lors de l’évaluation clinique.

Maladie de Ménière : un vertige accompagné d’une perte d’audition

La maladie de Ménière est une affection de l’oreille interne qui provoque des crises répétées de vertige accompagnées de symptômes auditifs.

Bien qu’elle soit beaucoup moins fréquente que le VPPB, elle peut avoir un impact important sur la qualité de vie lorsque les crises se répètent.

Ce qui la distingue de la plupart des autres causes de vertige est la présence d’une perte d’audition fluctuante, d’acouphènes (bourdonnements d’oreille) et d’une sensation d’oreille bouchée.

Comment se manifeste-t-elle ?

Les crises apparaissent spontanément et durent généralement entre 20 minutes et plusieurs heures.

Pendant ces épisodes, il est fréquent de ressentir un vertige intense accompagné de nausées, de vomissements et d’une grande difficulté à rester debout.

De nombreuses personnes remarquent également une baisse de l’audition d’une oreille, un bourdonnement permanent (acouphène) ou une sensation de pression dans l’oreille concernée.

Au fil des années, l’audition peut se détériorer progressivement.

Pourquoi cela se produit-il ?

La cause exacte n’est pas encore totalement connue.

L’hypothèse la plus admise est celle d’une augmentation de la pression du liquide de l’oreille interne (hydrops endolymphatique), qui perturbe temporairement le fonctionnement du système vestibulaire et de l’audition.

Comment la traite-t-on ?

Le traitement associe généralement plusieurs approches.

Pendant les crises, le médecin peut prescrire des médicaments pour soulager le vertige et les nausées.

À plus long terme, des modifications alimentaires (comme la réduction de la consommation de sel), une bonne hydratation et, chez certains patients, des traitements médicamenteux spécifiques ou des procédures réalisées par un ORL peuvent être recommandés.

La rééducation vestibulaire peut-elle aider ?

Oui. La rééducation vestibulaire peut être particulièrement utile lorsque, entre les crises, persiste une sensation d’instabilité ou lorsque le cerveau doit se réadapter après des épisodes répétés.

En revanche, elle ne prévient pas les crises caractéristiques de la maladie de Ménière. Elle fait donc généralement partie d’une prise en charge multidisciplinaire, en complément du suivi médical.

💡 Le saviez-vous ?

Contrairement au VPPB, où le problème affecte uniquement l’équilibre, la maladie de Ménière touche simultanément le système vestibulaire et le système auditif. Ainsi, l’association vertige + perte d’audition + acouphènes + sensation d’oreille bouchée constitue un élément très évocateur du diagnostic.

Vertige postural-perceptuel persistant (PPPD) : lorsque le cerveau reste en « mode alerte »

Chez certaines personnes, le problème ne disparaît pas complètement après un épisode vestibulaire.

Même lorsque l’oreille interne fonctionne de nouveau normalement, le cerveau continue d’interpréter certaines situations comme une menace pour l’équilibre. Cette situation est appelée vertige postural-perceptuel persistant (PPPD).

Aujourd’hui, il est considéré comme l’une des causes les plus fréquentes de vertiges chroniques.

Comment se manifeste-t-il ?

Contrairement au VPPB, il n’existe généralement pas de sensation intense de rotation.

Le symptôme le plus fréquent est une sensation presque quotidienne d’instabilité, de balancement ou d’insécurité lors de la marche.

Les symptômes ont tendance à s’aggraver lorsque l’on reste longtemps debout, que l’on marche dans des centres commerciaux, des supermarchés, des gares ou d’autres environnements riches en stimuli visuels, que l’on utilise des écrans pendant de longues périodes ou que l’on se trouve dans des lieux très fréquentés.

Beaucoup de personnes décrivent la sensation de marcher « sur un matelas », « sur un bateau » ou « comme si le sol n’était pas complètement stable ».

Le PPPD apparaît souvent après un épisode de VPPB, une névrite vestibulaire ou une migraine vestibulaire, mais il peut également se développer après une période prolongée d’anxiété ou un événement particulièrement stressant.

Pourquoi cela se produit-il ?

Notre cerveau est conçu pour nous protéger.

Après un épisode important de vertige, il peut temporairement augmenter son niveau de vigilance afin d’éviter de nouvelles pertes d’équilibre.

Chez la plupart des personnes, ce mécanisme disparaît une fois que le système vestibulaire a récupéré.

Cependant, chez certains patients, le cerveau maintient cet état d’alerte plus longtemps que nécessaire.

Il devient alors excessivement sensible aux petits mouvements ou aux stimuli visuels habituels, ce qui entretient une sensation persistante d’instabilité.

Cela ne signifie pas que « tout est dans la tête » ni que le patient imagine ses symptômes.

Le problème est bien réel et reflète une modification de la façon dont le cerveau traite les informations liées à l’équilibre.

Quel est le traitement ?

Aujourd’hui, la prise en charge la plus efficace est généralement multidisciplinaire.

La rééducation vestibulaire reste une composante essentielle du traitement, mais elle est le plus souvent associée à des stratégies visant à diminuer l’hypervigilance et à restaurer la confiance dans le mouvement.

Dans certains cas, le médecin peut également envisager un traitement médicamenteux.

Les données scientifiques les plus récentes suggèrent que les meilleurs résultats sont obtenus en combinant différentes interventions adaptées aux besoins de chaque patient.

Le rôle de la physiothérapie et de la psychologie

Dans le PPPD, la physiothérapie ne consiste pas simplement à « faire des exercices d’équilibre ».

L’objectif est d’exposer progressivement et de manière contrôlée le cerveau aux mouvements et aux situations qui déclenchent les symptômes, afin de favoriser une adaptation progressive sans provoquer une aggravation excessive.

Parallèlement, la psychologie peut jouer un rôle très important lorsqu’apparaissent une peur du mouvement, de l’anxiété, un évitement de certaines activités ou une perte importante de confiance.

Les approches fondées sur la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) ont montré des résultats prometteurs, en particulier lorsqu’elles sont intégrées à un programme global associant également la rééducation vestibulaire.

L’objectif n’est pas de convaincre le patient qu’il « n’a rien », mais d’aider le cerveau à ne plus interpréter comme dangereuses des situations qui ne représentent plus une menace réelle pour l’équilibre.

Les cervicales peuvent-elles provoquer des vertiges ?

C’est l’une des questions les plus fréquentes en consultation, mais aussi l’une de celles qui prêtent le plus à confusion.

La réponse courte est : oui, mais pas toujours.

Depuis plusieurs années, une entité appelée vertige ou étourdissement cervicogénique (cervicogenic dizziness) est décrite dans la littérature. Il s’agit d’une sensation d’instabilité ou d’étourdissement associée à une douleur ou à un dysfonctionnement du cou.

Cependant, la communauté scientifique s’accorde sur le fait qu’il s’agit d’un diagnostic complexe et, surtout, d’un diagnostic d’exclusion. Autrement dit, avant d’attribuer les symptômes aux cervicales, il est indispensable d’écarter des causes plus fréquentes, comme un trouble de l’oreille interne, une migraine vestibulaire, certaines maladies neurologiques ou des problèmes cardiovasculaires.

Pourquoi le cou peut-il influencer l’équilibre ?

Les articulations, les muscles et les ligaments du cou contiennent des milliers de récepteurs qui renseignent en permanence le cerveau sur la position de la tête.

Ces informations sont intégrées à celles provenant de l’oreille interne et de la vision afin de maintenir l’équilibre.

En cas de traumatisme, comme un coup du lapin, une limitation importante de la mobilité ou une altération du contrôle moteur cervical, ces informations peuvent perdre en précision.

Le cerveau reçoit alors des informations qui ne correspondent plus parfaitement à celles provenant des yeux ou du système vestibulaire, ce qui peut contribuer à une sensation d’instabilité.

Toutefois, ce mécanisme fait encore l’objet de recherches et n’explique pas tous les cas de vertiges associés à une douleur cervicale.

Quand peut-on suspecter une origine cervicale ?

Un étourdissement cervicogénique peut être envisagé lorsque plusieurs des caractéristiques suivantes sont présentes :

  • douleur ou raideur cervicale clairement associée au début des symptômes ;
  • sensation d’instabilité davantage que de véritable vertige rotatoire ;
  • symptômes aggravés par certains mouvements du cou ;
  • antécédent de traumatisme cervical, comme un accident de la route ou une chute ;
  • absence d’autre cause expliquant mieux les symptômes après une évaluation médicale et vestibulaire complète.

Aucun de ces éléments ne permet, à lui seul, de confirmer le diagnostic. C’est pourquoi une évaluation clinique complète est indispensable.

💡 Idée reçue

« Si j’ai mal au cou, mes vertiges viennent forcément des cervicales. »

Pas nécessairement.

De nombreuses personnes présentent à la fois des douleurs cervicales et un trouble vestibulaire. Dans d’autres situations, c’est le vertige lui-même qui provoque une raideur du cou en raison des tensions musculaires et de la peur de bouger la tête.

Les recommandations internationales considèrent le vertige cervicogénique comme un diagnostic d’exclusion et recommandent d’éliminer en priorité les causes les plus fréquentes.

Comment la physiothérapie peut-elle aider ?

La physiothérapie joue un rôle fondamental dans la prise en charge de la majorité des troubles vestibulaires.

La première étape consiste à réaliser une évaluation complète afin d’identifier l’origine la plus probable des symptômes. Selon les cas, le physiothérapeute peut effectuer des tests positionnels pour dépister un VPPB, évaluer le fonctionnement du système vestibulaire, analyser l’équilibre, la marche et la mobilité cervicale.

À partir de cette évaluation, le traitement peut associer différentes stratégies.

En cas de VPPB, les manœuvres de repositionnement permettent généralement de résoudre rapidement le problème.

Pour les autres troubles vestibulaires, la rééducation vestibulaire fait appel à des exercices spécifiques visant à améliorer la stabilisation du regard, retrouver l’équilibre, diminuer la sensibilité au mouvement et favoriser un retour progressif aux activités de la vie quotidienne.

Lorsqu’un trouble cervical est associé, des exercices de mobilité, de renforcement et de contrôle moteur du cou peuvent également être intégrés, toujours adaptés à chaque patient.

L’objectif n’est pas seulement de faire disparaître les symptômes, mais aussi de permettre à la personne de retrouver une vie active avec sécurité et confiance.

Quel rôle peut jouer l’ostéopathie ?

L’ostéopathie peut faire partie du traitement chez certains patients, mais il est important de bien comprendre son rôle.

Elle n’a pas vocation à remplacer une évaluation médicale ni une rééducation vestibulaire lorsque celles-ci sont indiquées.

En revanche, lorsque le vertige ou la sensation d’instabilité s’accompagnent de douleurs cervicales, de raideurs ou de limitations de mobilité, un traitement manuel peut contribuer à améliorer le confort du patient et à faciliter le travail actif réalisé par la suite.

Chez Aliantis, nous considérons la thérapie manuelle comme un complément intégré dans une prise en charge plus globale, comprenant l’éducation thérapeutique, l’exercice et une reprise progressive des activités.

Les recommandations scientifiques actuelles invitent toutefois à la prudence, la qualité des preuves concernant les techniques manuelles dans le vertige cervicogénique restant limitée. C’est pourquoi le traitement doit toujours être individualisé et reposer sur une évaluation clinique complète.

Et la psychologie ?

Lorsque les symptômes persistent pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, beaucoup de personnes développent une peur de voir le vertige réapparaître. C’est une réaction compréhensible.

Certaines cessent de conduire, évitent de sortir seules, renoncent à voyager ou réduisent progressivement leur activité physique.

Ce cercle vicieux de peur et d’évitement peut favoriser le maintien d’un état d’hypervigilance cérébrale, notamment dans le PPPD.

Dans ces situations, un accompagnement psychologique peut constituer une aide précieuse.

Les approches basées sur la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) permettent de mieux comprendre les symptômes, de diminuer l’anxiété liée au mouvement et de retrouver progressivement confiance dans les activités du quotidien.

Cela ne signifie pas que le vertige est « psychologique ». Cela signifie que le cerveau et le corps fonctionnent comme un système intégré, et qu’une prise en charge des deux dimensions peut favoriser une récupération plus complète.

L’alimentation peut-elle avoir une influence ?

Il n’existe pas de régime spécifique capable de guérir tous les types de vertiges.

En revanche, certaines habitudes de vie peuvent influencer les symptômes chez certains patients.

Chez les personnes souffrant de migraine vestibulaire, des horaires de repas réguliers, une bonne hydratation et l’identification des facteurs déclenchants individuels — comme un excès d’alcool, de caféine ou un manque de sommeil — peuvent contribuer à diminuer la fréquence des crises.

Dans d’autres situations, une alimentation équilibrée aide à préserver un bon état de santé général et à éviter certains facteurs susceptibles d’accentuer la sensation d’instabilité, comme la déshydratation ou les hypoglycémies.

La nutrition doit être considérée comme un soutien au sein d’une stratégie personnalisée, et non comme un traitement unique.

Quand faut-il consulter en urgence ?

Même si la majorité des vertiges sont d’origine bénigne, certaines situations nécessitent une prise en charge médicale immédiate.

Il est recommandé de se rendre aux urgences ou d’appeler le 112 si le vertige s’accompagne de l’un des symptômes suivants :

  • faiblesse ou perte de force d’un bras ou d’une jambe ;
  • difficulté à parler ou à comprendre le langage ;
  • vision double ou perte brutale de la vision ;
  • engourdissement d’une partie du corps ;
  • difficulté importante à marcher apparaissant brutalement ;
  • mal de tête très intense et inhabituel ;
  • perte de connaissance ou évanouissement ;
  • douleur thoracique ou difficultés respiratoires.

Ces symptômes peuvent révéler un problème neurologique ou cardiovasculaire nécessitant une prise en charge urgente.

Chez Aliantis, nous privilégions une prise en charge personnalisée

Toutes les personnes souffrant de vertiges ne nécessitent pas le même traitement.

Certaines s’améliorent après une simple manœuvre de repositionnement. D’autres ont besoin d’un programme de rééducation vestibulaire pendant plusieurs semaines. Dans certaines situations, la prise en charge peut également bénéficier de l’ostéopathie, de la psychologie ou d’un accompagnement nutritionnel.

Chez Aliantis, nous pensons que la première étape n’est pas de traiter le symptôme, mais d’en comprendre l’origine.

Une évaluation rigoureuse permet d’orienter le traitement vers la cause du problème et d’accompagner chaque patient grâce à une approche fondée sur les données scientifiques et adaptée à ses besoins.

Conclusion

Le vertige peut être très invalidant et source d’inquiétude. Heureusement, dans la majorité des cas, il existe une explication et des traitements efficaces.

L’essentiel n’est pas de trouver un traitement universel, mais d’identifier correctement la cause des symptômes. Un diagnostic précis permet de choisir la stratégie la plus adaptée, d’éviter les traitements inutiles et de favoriser une récupération plus rapide et plus sûre.

Si vous présentez des épisodes de vertige, de sensation d’étourdissement ou d’instabilité qui persistent ou perturbent votre quotidien, une évaluation par un professionnel de santé peut vous aider à comprendre ce qui se passe et à mettre en place la prise en charge la plus adaptée.

Comprendre l’origine du vertige est le premier pas vers le retour à l’équilibre.

FAQ sur le vertige

Il s’agit de l’une des manifestations les plus typiques du vertige positionnel paroxystique bénin (VPPB), provoqué par le déplacement de petits cristaux dans l’oreille interne. Dans la plupart des cas, il peut être traité efficacement grâce à des manœuvres de repositionnement.
Le stress n’est généralement pas la cause directe d’un trouble vestibulaire, mais il peut aggraver les symptômes et favoriser certains tableaux, comme la migraine vestibulaire ou le vertige postural-perceptuel persistant (PPPD).
Oui, c’est possible, mais c’est moins fréquent que beaucoup ne l’imaginent. Avant d’attribuer les symptômes au cou, il est indispensable d’écarter les causes vestibulaires, neurologiques ou cardiovasculaires les plus fréquentes.
Cela dépend de sa cause. Le VPPB provoque généralement des épisodes de moins d’une minute, tandis qu’une névrite vestibulaire peut entraîner des symptômes pendant plusieurs jours et qu’un PPPD peut persister plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
Il est déconseillé de conduire pendant un épisode de vertige ou tant que les symptômes compromettent la sécurité. Si le problème persiste, consultez un professionnel de santé avant de reprendre le volant.
Oui. La rééducation vestibulaire repose sur des preuves scientifiques solides et constitue l’un des traitements les plus efficaces pour de nombreux troubles de l’équilibre et du système vestibulaire.
Cela dépend de l’origine des symptômes. Selon les situations, il peut être nécessaire de consulter un médecin, un physiothérapeute spécialisé en rééducation vestibulaire, un ORL ou un neurologue. Dans certains cas, une prise en charge multidisciplinaire offre les meilleurs résultats.

Cet article de blog n’a pas pour objectif de produire de nouvelles connaissances ; sa rédaction s’appuie sur la lecture de publications scientifiques, d’articles de blog et d’autres textes.

Sources :

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Smyth N, et al. Vestibular migraine treatment: a comprehensive practical review. Brain. 2022.

Geraghty AW, et al. The INVEST Trial: Psychologically Informed Vestibular Rehabilitation for Persistent Postural-Perceptual Dizziness. Journal of Neurology. 2022.

Comparative efficacy of non-pharmacological interventions for persistent postural-perceptual dizziness: a systematic review and network meta-analysis. Journal of Neurology. 2026.

Corna S, et al. Physical therapy interventions for older people with vertigo, dizziness and balance disorders. BMC Geriatrics. 2020.

Dizziness and neck pain: a perspective on cervicogenic dizziness exploring pathophysiology, diagnostic challenges, and therapeutic implications. Frontiers in Neurology. 2025.

The effects of physiotherapy on neck pain with associated symptoms, including cervicogenic dizziness and tinnitus: a systematic review. BMC Musculoskeletal Disorders. 2026.

Reid SA, Rivett DA. Comparison of Mulligan Sustained Natural Apophyseal Glides and Maitland Mobilizations for Treatment of Cervicogenic Dizziness. Physical Therapy. 2013.

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